Die Lorelei

sirène

nixe

Un été loin de la mer.

Les concerts de Jazz dans les arènes de Cimiers.
Le concert de Jazz au Rathausplatz.

Les feux d’artifice du 14 juillet sur la Tour Eiffel et ceux sur la plage de Cannes.
Le feu d’artifice décevant de la fête nationale suisse sauvé par les feux d’artifice lancé par les habitants de Berne.

Les fêtes toute la nuit et les retours dans les premiers rayons du matin.
Les nuits passées à me battre contre mon ordis, mes angoisses et mes limites, pour accoucher au petit matin d’un petit quelque chose qui ne me déplaît pas.

Nath à Roure, Vienne, Paris ou Nice.
Nath à Berne.

Un été loin de la mer, mais plus près de moi?

—–

Ceci n’est pas un autoportrait, mais un essai de mise en scène du monde marin, des sirènes, nixes et autre Lorelei.

La Lorelei est un des poèmes les plus connu de Henrich Heine.
Loreleï est une jeune fille qui, assise sur le rocher du même nom, chante. Les marins passent en bateaux et l’entendent. Ils sont comme envoûtés et oubliant les courants du Rhin, ils chavirent.

Ceci est un enregistrement (avec les moyens du bord) du poème en allemand.

Texte original
Ich weiß nicht was soll es bedeuten,
Dass ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.
Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abendsonnenschein.
Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar;
Ihr goldnes Geschmeide blitzet,
Sie kämmt ihr goldenes Haar.
Sie kämmt es mit goldenem Kamme
Und singt ein Lied dabei;
Das hat eine wundersame,
Gewaltige Melodei.
Den Schiffer im kleinen Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh;
Er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur hinauf in die Höh.
Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn;
Und das hat mit ihrem Singen
die Lorelei getan.

Essai de traduction Littéraire (Pierre Le Pan)

Je ne sais dire d’où me vient
La tristesse que je ressens.
Un conte des siècles anciens
Hante mon esprit et mes sens.
L’air est frais et sombre le ciel,
Le Rhin coule paisiblement
Les sommets sont couleur de miel
Aux rayons du soleil couchant.
Là-haut assise est la plus belle
Des jeunes filles, une merveille.
Sa parure d’or étincelle,
Sa chevelure qu’elle peigne
Avec un peigne d’or est pareille
Au blond peigne d’or du soleil,
Et l’étrange chant qu’elle chante
Est une mélodie puissante.
Le batelier sur son esquif
Est saisi de vives douleurs,
Il ne regarde pas le récif,
Il a les yeux vers les hauteurs.
Et la vague engloutit bientôt
Le batelier et son bateau…
C’est ce qu’a fait au soir couchant
La Lorelei avec son chant.

~ par Charlotte le 2 août 2009.

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